missions et engagements

déployer l’animation de la vie sociale

temps forts

Opération « paniers solidaires » 

Les centres sociaux Empalot, Izards-Borderouge et Reynerie ont distribué 840 “paniers solidaires” à destination de familles fragilisées par le contexte sanitaire. Au total 70 familles (adhérentes des centres sociaux ou identifiées par les travailleurs sociaux des territoires) ont bénéficié de cette aide durant 3 mois. > S’adapter à la crise

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de l’année 2020 ici →Temps Forts

Le schéma départemental de l’animation de la vie sociale

Le Schéma Départemental d’Animation de la Vie Sociale (SDAVS) 2015-2018, prolongé par avenant jusqu’au 31/12/2020, a permis de structurer le pilotage et l’animation du réseau des acteurs de l’AVS tout en accompagnant le développement de l’offre de service, en termes qualitatifs et de couverture territoriale. Arrivé à échéance, il a fait l’objet d’un avenant qui a permis de valoriser les réalisations, identifier les résultats de la démarche d’évaluation et dresser des perspectives pour 2021-2022. Il compte à ce jour 8 signataires (Caf, Carsat, MSA, UDCCAS, Cd31, Etat, Collectif 31 et Fédération Départementale des Foyers Ruraux). Le champ de l’AVS en Haute-Garonne a vocation à être intégré dans le prochain Schéma Départemental des Services Aux Familles (SDSF) lorsque celui-ci sera renouvelé (échéance prévisionnelle : 4e trimestre 2021).

En 2020, la Caf de la Haute-Garonne a subventionné 54 centres sociaux et 12 espaces de vie sociale.

54 centres sociaux
  •  3 en gestion directe Caf, en convention avec la Ville de Toulouse 
  • 14 associatifs 
  • 19 communaux
  • 13 en CCAS
  • 5 intercommunaux
  • 18 implantés en Quartier Politique de la Ville (QPV)
    Dans l’ensemble de ces structures on dénombre :
  • 674 salariés
  • 3 226 bénévoles dont 488 engagés dans la vie de la structure.

Christel Torrent, responsable de l’Espace Mosaïque, centre social de Cugnaux

” Au premier confinement, il a fallu se réinventer pour rester en contact avec les habitants et notre organisation a dû s’adapter en très peu de temps. Pour l’ensemble des ateliers notre accompagnement s’est transformé, via le téléphone ou des emails. Nous avons également proposé un accompagnement pour tous par une psychologue, par téléphone, si besoin. Le centre de loisirs est resté ouvert pour accueillir des enfants de personnels prioritaires, et le centre social a soutenu une aide aux devoirs. L’atelier cuisine a perduré par l’envoi de recettes. Celui consacré au yoga s’est fait en visio-conférence, notre atelier Français Langue Etrangère a pu continuer par WhatsApp… Ce fut quand même une période très difficile. Même si le collectif a été mis à mal, on sent désormais que les gens ont un réel besoin de se retrouver.” 

12 espaces de vie sociale
  • 3 sont implantés en Quartier Politique de la Ville (QPV)
  • 2 en Zone de Revitalisation Rurale (ZRR).
  • 27 bénévoles en moyenne par EVS

Elodie Cebrian, responsable de l’Espace de vie sociale, Foyer rural de Lavernose-Lacasse

” Très rapidement on a pu mettre en place des actions à distance. Une idée d’activité par jour était postée sur les réseaux sociaux, des vidéos, des tutos… On a essayé de maintenir le lien avec les familles au téléphone. Lors du déconfinement, pour accompagner les habitants, on a mis en place un groupe de parole, avec un ancien pompier formé en psychologie : sept familles y ont participé. L’été, les animations ont repris, de même qu’à la rentrée, tout en respectant les mesures sanitaires. A la fin du premier confinement, on a fait du porte-à-porte : on a appelé ça “le café au portail”. Les familles étaient ravies. Nous avons été amenés à développer nos actions hors les murs… à nous adapter continuellement et à nous réinterroger sur nos pratiques.”

L’action des centres sociaux ville de Toulouse/CAF

Lieux-ressources, les centres sociaux proposent des services et activités à finalités sociales et éducatives qui ont pour but de renforcer les solidarités et la cohésion sociale, développer l’éducation et l’expression culturelles, prévenir et réduire les exclusions.

La Caf de la Haute-Garonne gère en direct, avec le soutien de la Ville de Toulouse, trois centres sociaux implantés sur 3 quartiers de la politique de la ville (QPV) : Empalot, Les Izards et Reynerie. L’objectif est d’améliorer le cadre de vie des familles, en s’insérant au mieux dans le tissu social et même, d’en devenir acteur.

Action commune des 3 centres sociaux pendant la crise

L’opération “Paniers solidaires” est un dispositif mis en place en mars 2020 pendant le premier confinement de la crise sanitaire, à l’initiative de la Cnaf à travers la Direction des politiques familiales et sociales et le CafLab pour la Direction de l’Evaluation et de la Stratégie.

En Haute-Garonne, nous avons décliné ce projet dans les quartiers prioritaires de la Ville, grâce à nos 3 centres sociaux en gestion directe. Pourquoi cette cible ?

1. Les quartiers prioritaires regroupent des familles avec des difficultés sociales importantes qui ont ressenti très rapidement les effets économiques du confinement :

• Perte de l’aide pour la prise en charge des repas de cantine pour leurs enfants (puisque gratuité pour la grande majorité d’entre elles) avec pour effet une charge alimentaire supplémentaire.
• 
Fermeture des marchés de plein vent qui représentent dans ces quartiers une possibilité d’approvisionnement en produits frais à bas coût.

2. Une prise en charge proposée par les centres sociaux qui a permis à la fois une proximité des publics pour une bonne identification des bénéficiaires et un accompagnement global autour de la distribution des paniers (prévention santé, sensibilisation aux circuits courts…).

Les paniers ont été fournis par “l’association “Cocagne alimen’terre” qui a financé 5 € par panier, dans le cadre de son opération “paniers solidaires” (financement rendu possible par une solidarité transversale et par des fonds publics). La Caf de la Haute-Garonne a financé les 11 € restant pour 840 paniers distribués gratuitement à 70 familles.

Le Centre social Empalot lutte contre l'illectronisme durant la crise sanitaire

La crise sanitaire et les mesures de confinement ont particulièrement mis en lumière les problématiques d’inclusion numérique et d’accès aux droits, en particulier dans les quartiers prioritaires. Sur le quartier Empalot, le centre social s’est emparé de cette problématique pour développer “La Toile“. Plus qu’une salle informatique, cet outil, avec l’aide des services civiques, a permis à une quarantaine d’habitants en “fragilité numérique” de bénéficier d’une part d’un accompagnement personnalisé dans leurs démarches d’accès aux droits et d’autre part de garder un lien social avec leurs proches. Le centre social est maintenant repéré comme un acteur fort qui travaille sur cette problématique et se fixe comme objectif de rendre les habitants les plus éloignés du numérique, autonomes dans leurs pratiques.

Mabinty, service civique “Les Connectés” : “J’ai adoré cette mission et cet accompagnement. Je n’avais pas forcément la maitrise de tous les outils informatiques, mais j’ai pu, moi aussi, développer des compétences. J’ai réellement aidé des personnes : il y a un vrai partage avec elles, une découverte mutuelle. J’ai me suis sentie utile et j’étais contente de rendre les gens heureux. Ils sont ressortis avec de nouvelles compétences et sont souvent contents d’avoir pu parler. Ce sont parfois des personnes âgées qui, à cause de la situation sanitaire, peuvent être isolées. On leur offre la possibilité de parler, d’échanger et de rire aussi.”


Déborah, adhérente, 59 ans: “C’est grâce à l’atelier informatique que j’ai pu obtenir mes deux diplômes. J’ai pu effectuer des recherches internet et rédiger mon rapport de stage. Et j’étais bien contente d’avoir accès à un équipement de qualité comme une imprimante couleur. Les jeunes d’Unis-Cité sont extraordinaires. Ils sont indispensables. Ils apportent aussi une aide technique indispensable.”


Carole, adhérente : “Quand je suis arrivée, je ne savais pas ouvrir et éteindre un ordinateur. Maintenant, au bout d’un mois, je sais écrire un texte et l’enregistrer. Avec les jeunes d’Unis-Cité, ça se passe bien. Les rendez-vous sont respectés et ils sont supers. Merci de penser à nous.”

Education, culture et jeux : les actions du Centre social Reynerie en temps de Covid
Le centre social Reynerie s’est mobilisé aux côtés de la Cité éducative du Grand Mirail pour l’opération 1 000 livres : des ouvrages d’auteurs jeunesse ont été distribués aux opérateurs CLAS et associations du quartier.
Le centre social a effectué un travail de fourmi pour retrouver les familles disparues des radars de l’Education Nationale pendant le premier confinement et renouer les liens de la continuité éducative. La ludothèque a innové avec la conception d’un catalogue de jeux et jouets en dématérialisé et consultable depuis chez soi. Pour les jeunes, des jeux en ligne à toute heure avec l’équipe de la ludothèque et la mise en place d’un “click and collect” pour maintenir le prêt de jeux aux familles.

« Les Izards s'illuminent » version Covid

Depuis des années, l’événement « Les Izards s’illuminent » est organisé sur l’espace public. Cette année, la période difficile a amené les partenaires et les écoles du quartier à imaginer une proposition différente. C’est pourquoi, afin de poursuivre notre quête de lien social, de convivialité, de culture et de savoir, le collectif a proposé un rendez-vous rassemblant et innovant. Afin que les habitant-e-s du quartier illuminent leurs fenêtres et leur balcon, les partenaires ont fait du porte-à-porte pour offrir des lanternes. Au même moment, en live sur Facebook et Instagram, nous avons organisé une soirée spéciale au cours de laquelle un cuisinier et un maraîcher bio ont conversé sur l’utilité du “bien manger”. Les habitant-e-s d’ici et d’ailleurs ont été invités à se défier lors d’un blind test mémorable. De plus, un graffeur toulousain a rendu hommage au quartier, son œuvre et quelques films courts réalisés par la jeunesse et les habitant-e-s ont été programmés. Les images ont eu toute leur place lors de cet événement exceptionnel où l’importance a été avant tout de garder le lien, voir de belles choses, s’amuser, illuminer et faire ensemble !

Le centre social Izards-Borderouge a accueilli sur l’année 2020 :

  • 11 421 habitants en accueil tout public
  • 1 697 adhérents pour l’accueil des Ateliers/sorties

Et pendant les confinements, il a reçu plus de 300 appels téléphoniques.

Le centre social Reynerie a accueilli sur l’année 2020 :

  • 6 789 accueils de premier niveau (information, orientation)
  • 673 accueils d’accompagnements individuel, d’évaluation…
  • 3 760 accueils Ludothèque

Le centre social Empalot a accueilli sur l’année 2020 :

  • 2 680 adhérents 
  • 7 422 habitants 

Pendant les confinements, de nouvelles actions à distance permettant de garder le contact avec les publics des centres sociaux ont été déployées sur Facebook : vidéos d’ateliers créatifs, de yoga ou encore, des idées d’activités pour les enfants. Cet investissement leur a permis d’agrandir leurs communautés d’abonnés.

Les pages facebook
des centres sociaux

850 abonnés pour le centre social Empalot (+24% par rapport à 2019)

587 abonnés pour le centre social Izards-Borderouge (+35% par rapport à 2019)

220 abonnés pour le centre social Reynerie (+85% par rapport à 2019)

 

Les chantiers jeunes ville-vie-vacances

Le programme Ville-Vie-Vacances s’adresse essentiellement aux jeunes de 11 à 20 ans issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville qui ne se retrouvent pas, ou peu, dans les structures d’accueil classiques. Le dispositif leur permet d’accéder à des activités sportives, culturelles et éducatives pendant les vacances scolaires.

En Haute-Garonne le dispositif est financé par l’Etat, la Caf et le Conseil départemental. Les actions proposées contribuent à la cohésion sociale et à la prévention des risques de délinquance durant les vacances scolaires. La Caf de la Haute-Garonne, en participant à ce dispositif, a ciblé son financement sur les chantiers-jeunes (à vocation d’utilité sociale), y compris sur les territoires hors politique de la ville. 

Quatre types d’actions peuvent être prises en compte :

• construire, aménager, embellir ;
• 
s’engager dans une action de solidarité ou de citoyenneté ;
• 
s’impliquer dans une manifestation culturelle artistique ou sportive ;
• 
s’engager dans une action de protection de l’environnement.

• 232 chantiers financés pour un montant de 108 432 €